Plus proche de la Fadaise.

La plupart de mes dessins sont des histoires qui se construisent automatiquement au fil de mes gestes. Je considère l'illustration terminée comme une capture sur papier du climax d'un récit automatisé, dont chaque observateur peut tisser pour lui-même à la fois l'introduction et la conclusion. On dénombre donc autant de trames que de regardeurs, avec pour seul élément commun la pièce d'origine que je propose.

Si cette approche figurative/narrative puise dans l'inconscient personnel de chacun une fois le dessin présenté, les sources qui alimentent aléatoirement la conception de ce dernier peuvent sourdre des codes et des icônes d'autres médias populaires tels que le cinéma, la musique ou la littérature (quitte à les dénaturer ou à les pervertir ) dont les références sont ancrées dans la mémoire culturelle collective. Mes travaux ne servent donc pas à transmettre un récit pré-établi à un récepteur humain - comme le ferait une illustration standard - mais incitent le public à tisser ses propres contes en conséquence de ce que j’appellerais « mes invitations ».

Mon Deviantart